Des exemples de dot en Afrique

Il est des coutumes qui traversent les siècles. La dot est encore souvent incontournable. Payée par le fiancé, elle permet de sceller l’union entre deux familles. Et demeure très codifiée.

La dot chez Masaai au Kenya

Chez les maasaï, en guise de dot, Les parents de la jeune fille reçoivent des têtes de bétail dont le nombre équivaut à la valeur de leur progéniture.

La dote chez les Kotokoli au Togo

La dot se fait par prestation de service chez les Kotokoli « le prétendant est amené à accomplir divers tâches nécessitant la force physique, tels les travaux champêtres, la construction des cases etc. »

Chez les Kotokoli de Sokodè, « le fiancé qui cultive avec ses amis et tous les jeunes gens du village invités à cette occasion, ne mange pas depuis le matin jusqu’à la tombée de la nuit, il ne boit que l’eau que sa fiancée lui apporte ; d’autre part et autant que possible, il ne doit jamais se laisser surclasser par d’autres jeunes au cour de cette journée de travail ». Ce type de dot permet de vérifier les qualités du futur époux, essentiellement ses qualités à nourrir sa future épouse ou plus exactement son obligation alimentaire envers elle.

La dote chez les Madjack au Sénégal

Le fiancé doit venir aider son futur beau-père à cultiver au moins trois années consécutives. Et le jour du mariage, sa dot est ainsi réglée sous forme de prestation de travail, signe d’entente et de paix entre les clans.

La dote chez les Agnis en Côte d’Ivoire

D’abord il y a le Kôkô Le Kôkô qui correspond à la cérémonie de présentation du prétendant aux futurs beaux-parents. Le Kôkô n’est rien d’autre que l’onomatopée sensée représenter les coups que l’on donne à une porte lorsqu’on souhaite rentrer dans une maison. On demande ainsi la permission à la famille de la jeune fille l’autorisation que le prétendu puisse venir lui rendre visite. A cette occasion, une bouteille de liqueur est offerte, il s’agit généralement d’une bouteille de Gin plus la somme de 8000fr. 

Ensuite demande de main de la jeune fille (assi ndra) : 12.000 Fr 

Le mariage  proprement dit : 2 grandes bouteilles de gin + 24.000 F ; 

Part des beaux-parents : sel + boisson : 2.000 F ; tabac : 6.000 F 

Don spécifique à la belle-famille : 24.000 F 

Part du notable présidant la cérémonie : 1 bouteille de gin + 3.000 F. 

Part du père qui ne prend pas d’alcool : 4 bouteilles de limonade »

La dote chez les minas au Bénin

« Chez les ” mina” du Bénin, il s’agit entre autres du “évi”, du “ahoé” et du “atakoun”». Une fois la dot acceptée par la famille après approbation des tantes paternelles, ces colas et épice découpés en petits morceaux sont partagés entre tous ceux qui ont participé à la cérémonie de la dot. Ils sont consommés sur place en signe d’acceptation de la dot. Ceci s’explique par le fait que «le partage d’une noix de cola est le symbole même d’une amitié sincère qui requiert le respect de la parole donnée»