Le taxi collectif se nomme comme ça dans les villes africaines…

Les taxis collectifs sont des moyens de transport populaire surtout dans les grandes villes africaines.

Leurs prix sont accessibles, mais l’ancienneté des véhicules et le manque d’entretien caractérisent ces moyens de transport. C’est la raison pour laquelle certaines personnes nomment ce type de véhicule “véhicule banalisé”. Dans chaque pays, les taxis collectifs portent un nom qui est le plus souvent significatif.

Découvrons les différentes appellations des taxis collectifs dans les villes d’Afrique:

Woro-woro d’Abidjan

Le terme pour désigner les taxis collectifs d’Abidjan fait allusion à une caractéristique du véhicule et de la mauvaise qualité du service. Le terme malinké woro veut dire ‘six’, la répétition du terme veut donc dire ‘six et six’. Ordinairement perçu comme un mode transportant cinq personnes (y compris le conducteur), les véhicules sont couramment surchargés pour atteindre une capacité de six personnes.

Amaphela de Cape Town

Un des termes les plus péjoratifs pour décrire un mode de transport, le terme amaphela veut dire cafard en langue xhosa. Ces taxis collectifs illégaux, marginalisés et restreint aux townships de la ville du Cap, proposent des services de très mauvaise qualité. Le terme renvoie à une idée de saleté et de chaos. Les exploitants sont obligés de se cacher des autorités et notamment de la police pour caractériser ce mode.

Clando de Dakar

Un mode de transport notamment utilisé dans les quartiers périphériques de la ville. Ce mode composé de plusieurs types de véhicules de capacité entre 5 et 7 passagers (y compris le conducteur) est souvent synonyme de désordre. Il reste, aussi, le mode de transport le plus proche de l’illégalité à Dakar. Cette situation explique son nom qui résulte d’une contraction du terme ‘clandestin’ qui décrit une personne ou un objet qui ne respecte pas les règles les plus basiques ; s’il s’agit d’une action, le terme clandestin désigne une action qui se fait en secret.

100-100 de Brazzaville

Les 100-100, serait une conséquence d’une politique tarifaire des années 1980. Pendant cette période, les autorités ont décidé de fixer le tarif pour les services de bus institutionnels à 100 Francs. Les taxis collectifs, s’alignant sur ce tarif, auraient par la suite adapté ce nom en annonçant le nouveau tarif de manière répétitive. Même si le tarif a depuis changé, le terme est resté associé au mode.