Les perles et ornements de hanche en Afrique

Dans les pays occidentaux, la séduction s’exprime en lingerie. En Afrique, elle se matérialise sous forme de perles. Baya chez les Malinké, afleman chez les Akanbine bine chez les Wolofdjènanan chez les Mina, zigida en Lingalajigida et ileke-Idi chez les Yoruba, nombreux sont les appellatifs qui permettent de désigner ces petits colliers de hanche. Colorées, fines ou grosses, porter des perles est une habitude ancestrale que l’on ne présente plus. Dès son plus jeune âge, la fille en est parée. Parmi ses rôles, les perles peuvent également servir de soutien au pagne en période menstruel.

Selon l’usage, les perles ont de nombreux effets. Dans la culture populaire africaine, elles aident les bébés à supporter le passage de la pousse de dents. On y associe un petit bijou fait en peau d’animal dans certaines régions du continent. Avec l’intégration des religions d’origine européenne, les perles seront agrémentées de petits médaillons religieux que les petites filles porteront partout. Idéales pour former très tôt les célèbres courbes africaines ou tout simplement pour guérir certains maux, les perles restent cet accessoire que reines et même rois du continent africain ont porté.

Ces colliers, portés aux hanches, sont un réel éloge à la coquetterie et à la créativité de la femme africaine. Ils soulignent le corps de la femme et mettent en avant ses belles courbes.